La Communauté du Pacifique (CPS) a organisé pour la première fois, les 5 et 6 juillet, un atelier régional visant à renforcer la responsabilité sociale et environnementale (RSE) à l’échelon institutionnel dans le cadre des efforts déployés pour assurer l’intégration systématique de valeurs sociales et environnementales et favoriser l’élaboration d’activités et de programmes écologiques et climato-responsables.

Ont participé à cet atelier douze représentants de l’Université du Pacifique Sud, du Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique, de l’Organisation du tourisme du Pacifique Sud, de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), de Conservation International, du Fonds mondial pour la nature (WWF), du Forum pour le développement des Îles du Pacifique (FDIP), l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME ; France), de l’Union européenne et du projet Climate ready de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

La RSE est un concept de gestion visant à mettre en place, de manière pérenne, de bonnes pratiques institutionnelles dans le respect de la déontologie, permettant de gérer les impacts qu’a l’organisation sur la société, l’environnement, le climat et l’économie. Les territoires français, dans la continuité de la mise en place de politiques RSE débutée il y a plus de 20 ans, ont d’ores et déjà avancé sur cette thématique reconnue dans les domaines des droits à la personne, de la protection de l’environnement et de la lutte contre la corruption, constituant de facto un socle pour le développement harmonieux d’institutions dans un contexte de nécessité d’adaptation au changement climatique.

Financée par le Fonds Pacifique et coordonnée par le Programme durabilité environnementale et changement climatique de la CPS, cette initiative a permis de mieux comprendre la RSE et de mettre en commun des expériences, avec pour objectif ultime le renforcement des institutions.

L’ADEME a également participé à cet atelier pendant lequel elle a dressé la liste des activités pertinentes qui ont déjà été mises en œuvre dans les collectivités françaises de l’Outre-mer et en a profité pour mettre en place un réseau entre les pays francophones et anglophones.

Les organisations présentes n’ont pas encore mis au point ou mis en œuvre une stratégie complète de RSE. Toutefois, les représentants de l’atelier se sont montrés désireux d’appliquer des pratiques de RSE à l’ensemble de la région.

Les organisations présentes ont souligné la valeur qu’apporte la RSE dans l’atténuation et la gestion des risques et des impacts sociaux et environnementaux, ainsi que leur intérêt général pour définir les besoins et moyens afin de renforcer la RSE dans la région, notamment dans les domaines des ressources humaines, des outils techniques ou des orientations.

« Nos institutions, dans lesquelles bon nombre de discussions sont menées sur le changement climatique, prennent désormais davantage conscience des questions environnementales. La responsabilité sociale et environnementale est un sujet inhabituel pour un atelier, mais c’est là l’occasion rêvée de trouver des synergies entre les organisations régionales afin de renforcer le développement durable », a indiqué Audrey Aumua, Directrice générale adjointe de la CPS.

Et d’ajouter : « Il incombe à chaque organisation de mettre au point ses propres politiques de RSE, cet atelier est une opportunité de réfléchir à la RSE dans nos organisations et notre environnement, de recenser les défis à relever, d’échanger nos expériences dans un lieu où chacun se sent en confiance dans un contexte nécessaire de changement de culture ».

Contact médias :
Aude CHENET, Coordonnatrice pour la durabilité environnementale, audec@spc.int